La vie devant soi

La vie devant soi La Garance Scène Nationale de Cavaillon

La première chose que je peux vous dire c’est qu’on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu’elle portait sur elle et seulement deux jambes, c’était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines. Elle nous le rappelait chaque fois qu’elle ne se plaignait pas d’autre part, car elle était également juive. Sa santé n’était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c’était une femme qui aurait mérité un ascenseur.

Momo (premier paragraphe du roman)

Peut-on vivre sans amour ? C’est la grande question que pose ce roman, signé en 1975, par Romain Gary, sous le pseudonyme d’Émile Ajar, et qui obtient le prix Goncourt de cette année-là. Madame Rosa est juive. Hier prostituée, elle s’occupe aujourd’hui des enfants des filles, « parties se défendre en province ». Momo est l’un de ces enfants de Belleville. Il est arabe. Avec son langage poétique, décalé, des mots qui frappent fort, il raconte, revit son histoire et la partage.

L’histoire d’amour qui les relie, Madame Rosa et lui, est la véritable toile de fond de ce roman peuplé de rencontres, de situations inattendues : l’histoire d’une famille qui se choisit à tout jamais, pour le meilleur et pour le pire.

Sur la scène, quatre interprètes dont une musicienne qui inscrit le récit dans une musicalité blues/folk, teintée d’électro, avec des chants en français et en arabe. Les personnages sont tous représentés par des marionnettes comme des souvenirs qui prennent corps. Il n’est jamais vain de prêter l’oreille à l’enfant tendre qui sommeille en nous.

 

La Garance – Scène nationale de Cavaillon
rue du Languedoc – 84300 Cavaillon
1er fév.
20h30
www.lagarance.com
Tarif Plein : 21€
Tarif Réduit : 17€
– de 26 ans, demandeurs d’emploi : 10€
Minima sociaux : 3€